La fin du « 38 », après 59 ans de service

Le 15 avril 2009, le nouveau Système d’Immatriculation des Véhicules (SIV) a été mis en place pour remplacer à terme l’ancien Fichier National des Immatriculations (FNI). Le SIV, c’est la disparition progressive des numéros de départements qui terminaient les plaques d’immatriculation, le « 38 » pour notre département de l’Isère.

Avant le FNI, il a existé d’autres systèmes d’immatriculation :

Du 16-09-1901 au 30-09-1928

Les immatriculations étaient composés d’un numéro d’ordre à 3 chiffres suivi d’une lettre désignant l’arrondissement minéralogique. Pour Grenoble et le département de l’Isère, dépendant de l’arrondissement minéralogique de Chambéry, c’était la lettre H qui était utilisée. En 1928, cet arrondissement est fusionné avec celui de Chalon-sur-Saône qui portait la lettre C.

En Isère, le dernier numéro attribué fut le « 3995 H7 ».

Indices départementaux avant et après 1950

Indices départementaux avant et après 1950

 

Du 1-10-1928 au 31-03-1950

Par départements, les plaques se composaient de 1 à 4 chiffres + 2 lettres + 1 numéro d’ordre allant de 1 à 9.

L’Isère avait les lettres programmées HK, puis HK 1 à HK 9, HL, HM, HN, HP et HQ (le « O » de l’alphabet était déjà exclus pour ne pas le confondre avec le zéro « 0 »).

En réalité, le faible parc automobile, combiné avec la numérotation suivante (qui fut appliquée à partir du 1-04-1950) ne permit pas, pour l’Isère, de dépasser l’immatriculation « 6815 HK 9 » en janvier 1950.

Rue Félix Poulat - TB Vétra VBB

carte postale de la rue Félix Poulat, sur lequel on aperçoit un trolleybus VBB de la SGTÉ…

Rue Félix Poulat - TB Vétra VBB SGTE 613

… en agrandissant, la plaque d’immatriculation est visible : « 5193 HK 8 », il s’agit du VBB n°613

 

Du 1-04-1950 au 14-10-2009

Par départements, les plaques se composaient de 1 à 4 chiffres + 2 lettres + le n° du département, soit le « 38 » pour le département de l’Isère.

En 1972, Paris a vu disparaitre 1 chiffre et a gagné 1 lettre, puisque les nouvelles plaques présentaient 3 chiffres + 3 lettres + avec toujours le n° de département « 75 ».

Jusqu’en 1963 il n’y avait que 3 chiffres (soit du 1 au 999) qui est donc allé du « 1 A 38 » au « 999 RZ 38 » et ensuite 4 chiffres (jusqu’à 9999) à partir du « 1 SA 38 ».

Ensuite, le « 38 » a été le premier département provincial à passer aux 3 lettres (centrales) en mai 1993.

Le 14 octobre 2009, le dernier numéro en 38 attribué dans le FNI fut le « 579 DKH 38 ».

Depuis le 15-04-2009

Avec le SIV, les plaques d’immatriculation sont nationales, et composées de 2 lettres + 3 chiffres + 2 lettres. Ce numéro est attribué à vie pour chaque véhicule. Depuis le 15 avril 2009, tous les nouveaux véhicules sont immatriculés ainsi.

Le FNI a continué d’être utilisé jusqu’au 14 octobre 2009 pour immatriculer les changements des anciens véhicules (déménagement, occasion). Depuis le 15 octobre, ces dernières opérations entraînent une réimmatriculation dans le SIV, ce qui fait que progressivement, les anciennes plaques d’immatriculations disparaissent. Il n’est pas prévu de basculer définitivement tous les véhicules déjà immatriculés dans le SIV avant plusieurs années.

Du temps des trolleybus et autobus de la SGTÉ :

Lorsque la SGTÉ a acheté ses premiers trolleybus Vétra (des VBB n° de parc 606 à 614) entre juillet 1947 et septembre 1947, ils étaient bien entendu en « HK », « HK 8 » plus précisément. Mais après la numérotation du 1er avril 1950 plus jamais nos Vétra (tous, en fait, soit des VBR-h de 1951 jusqu’aux VBF de 1963 et 1966) ne reçurent d’immatriculation.

Immatriculation des VBB de la SGTE  en « HK » :
606 = 3750 HK 8
607 = 4059 HK 8
608 = 3751 HK 8
609 = 4060 HK 8
610 = 4377 HK 8
611 = 4378 HK 8
612 = 5082 HK 8
613 = 5193 HK 8
614 = 5192 HK 8

3 autres autocars achetés par la SGTÉ en 1948 et 1949 eurent d’abord un numéro minéralogique en « HK » avant d’être réimmatriculés dans le FNI :

  • 1 Verney LP-Gasoil (n° de parc SGTE 79) acheté neuf le 21-12-1948, immatriculé « 9930 HK 8 », puis le 7-02-1951 il devint le « 772 Q 38 ».
  • 2 Berliet PCK-B-21-G (n° de parc SGTE 80 et 81), datant du 9-11-1940 et du 10-02-1941, achetés d’occasion le 20-09-1950 par la SGTÉ, après avoir été mis en service sur les Services de bus SGTÉ en 1943 sur la ligne de l’Abbaye, portaient respectivement d’origine les n° d’immatriculation « 8774 HK 6 » et 9555 HK 6 », puis, toujours respectivement, les n° d’immatriculation « 841 Q 38 » et « 842 Q 38 » le 8-02-1951.

Et lorsque ce fut au tour des premiers Chausson Nez de Cochon APH-1, immatriculés le 17 janvier 1949, leur n° de parc SGTÉ reprenait le nombre du « HK 9 », soit le bus n° de parc 183 = « 183 HK 9 », le bus n° 184 = « 184 HK 9 » et ainsi de suite jusqu’au dernier qui portait le n° 186.

Les premiers véhicules de la SGTÉ immatriculés dans le FNI furent les deux Chausson APH-2/50 n°187 et 188 achetés neufs et immatriculé 942 et 943 N 38 le 10 janvier 1951. Les premiers à disposer de deux lettres furent les numéros 192 et 193 immatriculés 414 et 415 AD 38 le 20 juin 1951.

Du temps de la SÉMITAG

La dernière immatriculation comportant deux lettres a été pour le Heuliez GX 187 n° 339, immatriculé « 8526 ZT 38 » le 13 août 1992. Le 339 était le dernier livré de la série 339 à 348). Un an et demi plus tard, une autre série de GX 187 a inauguré les immatriculations en 3 lettres à la SÉMITAG : Le n° 349 est le premier avec « 577 ACX 38 ».

Les derniers véhicules a avoir été immatriculés dans le FNI ont été les Renault Master PMR achetés en 2008. Le n°1030, dernier de la série, est immatriculé « 499 DDK 38 ».

Et après la mise en place du SIV, les premiers autobus achetés ont été des Irisbus Citelis 18. Le n°4420 est immatriculé « AE-154-SL ».

Peu après la disparition totale du FNI, le 15 octobre 2009, on a commencé à voir des autobus changer leur immatriculation en « 38 » contre une nouvelle du SIV. Les véhicules de transports en commun sont soumis à un contrôle technique tous les 6 mois, avec apposition d’une vignette sur la « carte violette ». Lorsque cette « carte violette » est pleine, un nouveau certificat d’immatriculation doit être délivré, ce qui ne peut être fait que dans le nouveau SIV.

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