Berliet ER 100

n° 718 TAG — châssis n° 10-E-018

ER100 n°718

Le 718 dans la cour de l'HBD

Ce trolleybus, mis en service par la SÉMITAG le 21 octobre 1977 avec le numéro de parc 718, a commencé sa carrière sur la ligne 4 Hôpitaux / Fontaine / Sassenage. Il fut retiré de l’exploitation en juin 1999, après avoir roulé sur les deux dernières lignes alors équipés de trolleybus : les lignes 31 et 32.

La SÉMITAG l’a conservé et équipé pour le dégivrage des lignes aériennes en prévision de l’arrivée programmée de nouveaux trolleybus Cristalis dans deux ans. Hélas, l’avenir du trolleybus à Grenoble devint beaucoup plus sombre que prévu. L’ER 100 n° 718 a été donné à Standard 216 en juillet 2004. L’association possédait déjà le n° 717 (voir plus bas).

En tout, la SÉMITAG. aura fait circuler à Grenoble 50 trolleybus Berliet ER 100 (numéro de parc 701 à 750) d’octobre 1977 à juin 1999. Ils ont été livrés en deux sous-séries, les vingt premières unités se distinguant par un carénage de toit plus court et par la présence d’une cabine receveur à l’avant, retirée à l’automne 1980.

ER100 n°718

le 718 au dépôt d'Eybens, équipé pour dégivrer les lignes aériennes

En 1980 le n° 729 reçut un hacheur de courant. Six furent revendus d’occasion au réseau STAS de Saint-Étienne en janvier 1987. Trente quatre autres furent entièrement rénovés de 1989 à 1992 (RNT, Remise à Niveau Technique). Enfin, le prototype des Usines Berliet de Venissieux fut offert à la SÉMITAG qui lui donna le n° 700 mais il fut ferraillé en 1986. C’est à Grenoble que furent menés les essais de mise au point de ce trolleybus.

La livrée, dite « fraise écrasée », n’est pas celle d’origine. Elle a été appliquée progressivement sur le parc à partir de 1985. L’aménagement intérieur a été modernisé pendant la RNT.

7 trolleybus ER 100 préservés

Après le retrait des ER 100 du réseau, la SÉMITAG et le SMTC ont offert quatre véhicules à des associations de préservations de véhicules de transport. La remise officielle a eu lieu le 18 mai 2000 :

Par ailleurs, parmi les six véhicules qui avaient été revendus à Saint-Étienne, deux sont préservés :

  • l’ancien n° 707, devenu n° 463 STAS, a été récupéré par TBFP (13) ;
  • l’ancien n° 705, devenu n° 462 STAS, est toujours au dépôt STAS de Saint-Priest-en-Jarez, pour le Musée des transports urbains de Saint-Étienne et sa région (42).

Ce sont donc 7 ER 100 grenoblois qui sont encore en vie.

ER100 n°702 dans les champs

le 702 coule des jours heureux dans la campagne vichyssoise

 Technique

L’ER 100 est né d’un cahier des charges établi en 1973 en commun avec les réseaux encore équipés de trolleybus : Limoges, Lyon, Marseille, Saint-Étienne et Grenoble évidemment. Il est dérivé de l’autobus Berliet PR100-MI dont il reprend la structure et les organes de mobilité. Pour la partie électrique, la chaîne de traction, fournie par Traction-CEM-Œrlikon (TCO), fait appel à une gestion électronique des commandes de manière à faciliter la conduite qui se fait alors avec deux pédales, comme sur un autobus. Le système de freinage rhéostatique autorise la récupération de l’énergie pour la réinjecter dans le réseau électrique.

Un moteur thermique Diesel accouplé à une génératrice alimentant le moteur de traction lui permet de rouler en totale autonomie à vitesse réduite, en cas de défaillance du réseau électrique ou de déviation du trafic.

 

dimensions11,52 m x 2,50 m
poids à vide10,86 t
poids en charge18 t
moteur électriqueTCO type 4 ELG-2330-T de 125 kW
moteur d'autonomieDeutz à 3 cylindres de 58 ch avec génératrice SEN type C-200-MC de 30 kW
capacité32 assises + 70 debout

L’ER 100 de série a été construit à 319 exemplaires : 50 pour Grenoble, 136 pour Lyon, 50 pour Saint-Étienne, 48 pour Marseille et 35 pour Limoges.

ER100 n°717 et 718

le 717 et, derrière lui, le 718 à l'HBD

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